Stop au foie gras !

Posté par Patrick le 10 décembre 2007

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La vérité sur le gavage

La production de foie gras implique la naissance de 80 millions de canetons par an et 800 000 oisons. Par définition du foie gras, le gavage est obligatoire (art. L. 654-27-1 du code rural).

Les canetons ou oisons naissent dans un couvoir : les oeufs sont placés sur des chariots dans de grandes armoires à incubation.

Chez les canards, seuls les mâles sont gavés, l’utilisation des femelles est interdite. Le foie des femelles est trop nervé. Les oisillons sont donc triés par sexe dès leur sortie de l’oeuf. Il existe deux techniques pour le faire, soit par autosexage (pour certaines souches, la sélection génétique permet de différencier mâles et femelles par une tâche noire sur la tête des animaux), soit par retournement du cloaque.

Les femelles mulardes sont généralement éliminées (par broyage) après leur naissance.

A un jour, les canetons sont transportés dans un élevage qui les mènera jusqu’à la phase de gavage à l’âge de 80 jours environ.

Le gavage consiste à administrer de force à l’aide d’un tuyau enfoncé de la gorge à l’estomac de l’animal des aliments en grande quantité, très énergétiques et déséquilibrés. Cette opération prend 45 à 60 secondes avec la méthode artisanale. Elle ne prend que 2 à 3 seconde avec la méthode industrielles (largement prédominante) de gavage à la pompe hydraulique ou pneumatique. Les oiseaux sont gavés deux fois par jour.

En France, 87% des canards sont enfermés dans des cages de batterie où ils ne peuvent ni se lever, ni se retourner, ni étendre leurs ailes.

La recommandation de 1999 interdit l’usage des cages individuelles (la France n’applique pas cette recommandation…) Comme alternative à la cage individuelle, il existe la cage collective.

D’autres sont enfermés dans des parcs, utilisés pour les oies également.

Suite au choc du gavage, l’animal est pris de diarrhées et de halètements.

Le fonctionnement du foie est perturbé, l’animal a du mal à réguler la température de son corps, il développe une maladie appelée stéatose hépatique. En outre, les dimensions de son foie hypertrophié qui atteindra presque 10 fois son volume normal, rendent sa respiration difficile, et ses déplacements pénibles. Les sacs pulmonaires sont compressés, le centre de gravité de l’animal est déplacé.

Outre la longue liste des maladies, troubles et le malaise général des animaux gavés et encagés, les statistiques de mortalité trahissent l’état de santé des animaux suralimentés. Le rapport de 1998 du Comité Scientifique vétérinaire mandaté par la commission européenne mentionne même des taux de 10 à 20 fois plus élevés en gavage qu’en élevage.

Au bout d’une douzaine de jours de gavage, les oiseaux sont alors emmenés à l’abattoir dans des caisses où ils sont entassés.
Transport vers l’abattoir

En période de gavage, les canards sont enfermés sur des sols durs (grillage, caillebotis…), ils développent des infections aux pattes comme on peut l’observer dans cet abattoir de canards Label Rouge où systématiquement toutes les pattes présentaient des dermatites.

Ils sont étourdis par électronarcose puis saignés.

Il arrive fréquemment que les oiseaux se réveillent avant ou en cours de saignée.

Image de prévisualisation YouTube

Ils sont ensuite plumés, éventrés, vidés, leur foie est prélevé est conditionné pour être consommable.

Pour voir ce qu’endurent vraiment les oiseaux, vous pouvez également regarder ces vidéos tournées en 2004 dans des salles de gavage en France. Si vous êtes journaliste, lisez ces quelques conseils avant de demander à visiter un bâtiment de gavage.Voici aussi quelques pages où vous trouverez d’autres éléments sur la réalité de la production de foie gras. Le contraste avec le discours de la profession y est saisissant : on y parle des animaux et de ce qu’ils subissent.

>>>Signer le manifeste

 

http://www.stopgavage.com/gavage.php

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Le jambon, c’est bon!

Posté par Daendis le 4 décembre 2007

Tout le monde sait que le jambon c’est bon… Ça aide à la croissance des enfants, ça n’a pas la forme d’un bout de viande sanglant qu’on voit en barquette… Bref ! L’image qu’on donne à cette tranche de cadavre oppressée est, pour beaucoup, appétissante.

Évidemment, les publicités mettent bien en avant leur marchandise, et pour cela, elles n’hésitent en rien à nous montrer un petit cochon à l’air libre, visiblement bien élevé dans des conditions « saines ». Mais que fait-on de la véritable image des porcs sauvagement torturés, abattus pour finalement, finir dans une barquette ?

Visitez ce lien qui en dit long sur le vrai visage du jambon.
Attention, images insoutenables !

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Le Téléthon

Posté par Daendis le 4 décembre 2007

Chaque décembre des millions d’euros sont donnés au Téléthon.

Une grande portion de ces dons est investie dans les projets de l’expérimentation animale pour la « recherche » sur les maladies génétiques.

Résultat : En dépit – ou justement à cause – des intensives recherches sur les animaux, soutenues au cours des dernières décennies avec d’énormes moyens, et malgré de nombreuses annonces de succès par les expérimentateurs, pas une seule maladie génétique n’est guérissable sur la base des expériences sur les animaux.

A cause des différences fondamentales entre les espèces et leurs métabolismes, les expériences sur les animaux ne permettent pas de déductions utiles et fiables pour les humains. En outre, une « maladie » induite artificiellement et de force à un animal n’est pas comparable à une maladie génétique qui survient naturellement et spontanément chez un humain. En fait, la fixation sur l’expérimentation animale inutile et non fiable garantit que les maladies génétiques restent incurables.

Nous avons besoin d’une nouvelle génération de chercheurs qui renoncent aux expériences sur les animaux et qui se concentrent sur une médecine véritablement humaine. Afin de réaliser de vrais progrès dans le soulagement, la guérison et la prévention des maladies graves, les chercheurs doivent se concentrer sur les méthodes utiles et fiables qui s’appliquent directement aux humains.

Dr méd. Dr phil.
Christopher Anderegg,
Président et directeur
Association pour l’abolition des expériences sur les Animaux
http://www.animalexperiments.ch/

Donnons aux chercheurs qui n’expérimentent pas sur les animaux.
Donnons à ceux qui pratiquent une recherche éthique et efficace.
Donnons ici :

http://www.animalexperiments.ch/

http://www.proanima.fr/

http://www.antidote-europe.org/

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L’âme des animaux

Posté par Patrick le 29 novembre 2007

Extrait du livre de Jean Prieur
Homo rapiens*

(En vente ici)

( *Rapiens, participe présent du verbe rapio qui signifie tout à la fois : mettre la main sur, entraîner de force, arracher, ravir, voler, mettre au pillage, faire mourir. )

ratatouillefoto21.jpg En refusant l’âme à l’animal on en fait un objet. Dès lors, tout est possible. Il plaît : on l’achète. Il cesse de plaire : on le jette à la poubelle ou à la rue.

Pour l’homo rapiens, l’animal n’est pas une âme, mais, selon les cas, une machine à œufs, une machine à fourrure, une machine à lait, une machine à viande ; de toute façon, une machine à souffrance.

Mais l’homo rapiens, redoutable machine à tuer, est lui-même saisi dans l’engrenage karmique. Le sang du bouc émissaire est retombé jusqu’à notre époque sur le malheureux peuple juif, devenu le bouc émissaire des nations. Les horreurs des arènes romaines, où l’on suppliciait autant les animaux que les hommes, ont déclenché les horreurs des multiples sièges de Rome. Il existe une mystérieuse et terrible relation entre les plazas de toros et les atrocités des guerres d’Espagne ( celle de Napoléon et celle de Franco ). Même relation entre l’élevage en batterie et les camps de concentration, entre les massacres des guerres totales, entre la vivisection et la torture scientifique, trois spécialités de ce vingtième siècle qui a surpassé en abominations tous ses prédécesseurs. L’interminable guerre d’Afghanistan oppose justement deux pays où l’on produit l’astrakan, fourrure obtenue en battant interminablement la brebis caracul pour la faire avorter et en écorchant vifs les agneaux nouveaux-nés.

Comment faire comprendre à nos contemporains cette loi implacable de l’action-réaction, cet effet boomrang de la cruauté ? Quand remarquera-t-on que toutes les atrocités commises par les inhumains retombent sur eux en pluie de flammes : Pentecôte infernale. Puisse le Canada ne pas payer un jour pour les petits phoques écorchés à vif !

Cependant, je ne pense pas que tout soit perdu et le catastrophisme n’est pas mon genre. Je vois au contraire de nombreux signes encourageants. Une élite du cœur surgit un peu partout. Sur toute la planète, des gens admirables viennent efficacement au secours de la faune sauvage en détresse, portent du fourrage aux cervidés à la mauvaise saison, nettoient les oiseaux mazoutés, parcourent la vallée avant la mise en eau d’un barrage pour déterrer les marmottes endormies, recueillent les petits singes dont les braconniers ont tués les parents, marquent de rouge les bébés phoques de façon à rendre leur fourrure inutilisable, recherchent les animaux blessés, perdus, abandonnés et leur rendent la joie de vivre.
Des associations, tout aussi admirables, s’emploient à mettre en évidence la misère animale et les moyens d’y remédier. Les aider de notre temps et de notre argent est notre devoir… et de notre intérêt. La malédiction qui pèse sur l’humanité sera seulement levée quand celle-ci aura enfin compris que ses malheurs séculaires sont la contrepartie de sa férocité à l’égard du monde animal.

Dis-moi comment tu traites les animaux et je saurai qui tu es.

« Pour juger une civilisation, une religion, une philosophie, un être humain, il existe une pierre de touche : leur attitude vis-à-vis du monde animal. Avec l’animal, en effet, on est dans le domaine de l’acte gratuit : « Le bien qu’on lui fait n’appelle aucune récompense, le mal qu’on lui inflige reste, dans la plupart des cas, impuni ; avec lui on peut tout se permettre. Les actes concernant l’animal sont du ressort de la morale sans obligation ni sanction. »

Cela était dit dans Zarathoustra, homme de lumière ( Laffont ) et le présent livre en est, en quelque sorte, le développement.

La souffrance animale a quelque chose d’obsédant. Je sais qu’on va m’objecter : et la souffrance humaine ? Mais les deux sont liées, le destin de la bête est inséparable du destin de l’homme. Dans le domaine si riche des abominations, on commence toujours par la première pour finir par le second.

Un exemple : les produits de beauté ont été testés en premier lieu sur les yeux des lapins, puis on a continué sur des fœtus d’enfants qu’il est facile de se procurer depuis la multiplication des avortements. Voir le livre de Claude Jacquinot et Jacques Delaye : Les trafiquants de bébés à naître ( P.-M. Favre ) : Oui, des fœtus humains sont utilisés pour des expériences scientifiques et pour la cosmétologie.

La frontière entre le règne humain et le règne animal est si aisément traversée qu’un organisme aussi indispensable et important que la Coalition mondiale pour l’abolition de la vivisection a senti la nécessité d’étendre son action, et de modifier son sigle. C’est ainsi que la C.M.A.V. est devenue la Coalition mondiale pour l’abolition des expérimentations sur l’homme et l’animal.

De même, les Romains, qui ont détruit la faune sauvage d’Afrique du Nord pour remplir leurs arènes, n’ont pas tardé à jeter dans ces immenses creusets de souffrance des hommes, des femmes et des enfants. Et ce fut l’honneur des Grecs d’avoir toujours refusé d’implanter sur leur sol les cirques et leur torture-spectacle.

Avant de se convertir à telle ou telle religion, il faudrait s’assurer si dans ses commandements il est tenu compte des créatures non humaines, si les devoirs de l’homme à leur égard sont clairement indiqués et surtout si elle comporte des sacrifices d’animaux. L’égorgement des moutons va de pair avec l’excision des petites filles et la lapidation des femmes adultères.

Une philosophie qui passe sous silence le monde animal et son importance est comparable à un manuel de géographie qui, décrivant la Terre, ne parlerait que de l’Europe, en oubliant les quatre autres continents les plus peuplés et les plus vastes.

Il est remarquable que les philosophes qui réduisent à l’instinct l’intelligence et l’affectivité animales sont aussi ceux qui passent sous silence l’existence du corps subtil et la réalité du monde spirituel ; ils nous présentent une vision du monde aussi fragmentaire, aussi dépassée, aussi archaïque que le système de Ptolémée.

On parle aujourd’hui de nouvelle philosophie comme on parle de nouveau roman, de nouvelle cuisine ou de nouvelle lessive. En réalité, c’est toujours le vieux cartésianisme. Ce qui change, c’est l’emballage et le slogan qui l’accompagne.

Oui, les animaux ont une âme et tu mets la tienne en grand danger toi qui, l’été venu, jettes ton chien par la portière de ta bagnole ou qui l’attaches à un arbre au fond d’une forêt ; toi qui écorches tes lapins sans t’assurer qu’ils sont bien morts ; toi qui crèves les yeux d’un chat pour te venger de son maître ; toi qui crucifies la chouette sur la porte de ta grange ( il paraît que cela se fait encore ) ; toi qui pratique la magie noire aux dépens de poulets et de moutons. Et toi qui, en hiver, laisses ton bétail périr de faim et de froid pour toucher la prime d’assurance. Et toi qui voles chiens et chats pour les revendre aux laboratoires….

Et vous qui achevez à coups de fusil le cerf venu se réfugier dans la cour d’une maison privée. Et vous qui pendez des porcelets aux grilles des préfectures ; et vous qui, en temps de grève, laissez mourir de faim et de soif les bestiaux prisonniers des camions et des wagons de marchandises ; et vous qui, lors du conflit de Juillet 1973, qui vous mit aux prises avec les centres d’insémination artificielle, avez osé, avez pu mutiler des taureaux à l’aide de tronçonneuses à moteur…

Et vous autres, qui, fin Juillet 1990, dans les Deux-Sèvres, avez fait boire de l’insecticide à 94 moutons britanniques. Et vous qui, le 23 Août, dans le même département, avez brûlé vifs dans leur bétaillère 219 moutons de la même origine. Et vous qui, en Septembre, sur une place de Caen, avez arrosé d’essence deux petits veaux et craqué une allumette..

Arrêtons là ce martyrologe ; les animaux ont été tour à tour victimes de la religion, de la magie, de la superstition, de la chasse, du sadisme, de la mode, de l’art culinaire, de la science expérimentale, il fallait encore qu’ils fussent victimes des conflits sociaux.

Il y a vingt-sept siècles, un grand prophète nommé Zarathoustra dictait à ses contemporains les devoirs de l’homme vis-à-vis des éléments : terre, eau et feu qu’il fallait se garder de souiller, et proclamait une véritable charte des droits de l’animal. Et les esclaves séculaires se prirent à espérer… si l’on peut parler d’espérance ( ce qui implique toujours une tension vers l’avenir ) pour des êtres qui vivent uniquement dans la minute présente…

Mais s’ils n’ont ni la foi ni l’espérance, ils ont l’essentiel, c’est-à-dire l’amour, au sens le plus pur de ce mot.

L’amour humain est fragile, il est à la merci d’une parole maladroite, du plus léger froissement, d’une saute d’humeur.

L’amour animal est autrement plus solide. Quand il se donne, c’est pour toujours, c’est jusqu’à la mort et même au-delà, puisque les bêtes ont part à l’éternel revoir, puisque certaines sont revenues pour nous en assurer.

Finalement, il n’y a sur la Terre que trois amours dont on soit absolument sûr ; ce sont, en partant du sommet : l’amour divin, l’amour maternel et l’amour animal.

ratatouille.jpg

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Le visage de la viande

Posté par Patrick le 29 novembre 2007

photobabycow.jpgPoules, cochons, vaches, poissons et tous les autres animaux d’élevage sont des individus qui ressentent non seulement la douleur, mais aussi la joie, la peine, la peur, l’amour et la solitude, tout comme les chiens, les chats et les humains. Ils sont faits de chair et de sang et ont une vie sociale et psychologique, comme les humains.Plus d’un milliard d’animaux sont tués chaque année dans les abattoirs français. Tous les jours, ce sont des scènes d’épouvante.

Au cours de sa vie, on estime qu’un Français est responsable de la mort d’environ 1 500 animaux (bien plus si on disposait de chiffres sur les animaux morts en dehors des abattoirs, comme les poissons, les poussins mâles ou encore les animaux morts pendant l’élevage et le transport).

En plus des cent milliards d’animaux tués chaque année pour leur viande à travers le monde, des millions meurent de stress, d’étouffement, de blessures ou de maladies.

« Ne peut-on pas simplement mieux traiter les animaux ? »
Le nombre astronomique d’animaux élevés et tués pour la consommation rend absolument impossible un contrôle permettant de leur garantir un traitement décent.
Mais imaginons que ce soit possible : accepteriez-vous d’être tué pour être mangé si l’on vous promettait un traitement « décent » avant votre mise à mort ?

http://www.petafrance.com/

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